Salariés


Au service de la prévention en entreprise, vote service de santé au travail organise le suivi individuel de l’état de santé de chaque salarié par le médecin ou l’infirmier, en concertation avec l’employeur.

Tous les salariés seront pris en charge par un professionnel de santé dès l’embauche

Soit lors d’une visite d’information et de prévention, assurée notamment par un infirmier du travail. Soit, s’il existe des risques particuliers, lors d’une visite médicale avec délivrance d’un avis d’aptitude, assurée par un médecin. »

Entant que salarié, vous pouvez bénéficier d’interventions de l’équipe pluridisciplinaire tout au long du parcours professionnel.

Par exemple : actions de sensibilisation aux risques et aux moyens de prévention, étude de poste…

Droits et devoirs du salarié


  • La Santé au Travail, dont le rôle est préventif, vise tous les salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise. Obligatoire, elle est organisée sous la responsabilité de l’employeur dans le cadre de l’exécution du contrat de travail.

  • Le salarié bénéficie d’un suivi individuel de son état de santé, et se doit d’appliquer les règles de sécurité propres à son entreprise et ceci afin d’éviter l’altération de sa santé du fait de son travail.

  • Les devoirs du salarié sont de trois ordres :

    • Se rendre aux visites médicales
    • Suivre toute formation obligatoire
    • Appliquer les règles de sécurité interne prévues par l’employeur

  • Les obligations des salariés n’exonèrent en rien l’employeur de sa responsabilité.

  • Le salarié peut exercer un droit de retrait en cas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (Art. L 4131-1 du Code du Travail).

Mon suivi médico-professionnel


Chaque salarié bénéficie d’un suivi individuel de son état de santé par un professionnel de santé dès son embauche.

Les travailleurs en CDD bénéficient d’un suivi individuel de leur état de santé équivalent à celui des salariés en CDI.

En fonction des risques professionnels particuliers auxquels le travailleur est exposé, le suivi sera renforcé ou non.

Suivi individuel hors risques particuliers ( SIG)

Dans les cas où le salarié n’est pas exposé à des risques «particuliers», il bénéficie d’une Visite d’Information et de Prévention (VIP), donnant lieu à une attestation de suivi. Cette VIP est réalisée par un professionnel de santé (médecin du travail, collaborateur médecin, interne ou infirmier de santé au travail).

Si la VIP est effectuée par un infirmier de santé au travail, ce dernier peut réorienter le salarié vers le médecin du travail s’il le juge nécessaire.

La périodicité entre les visites n’est pas fixe, mais elle est plafonnée par la loi à 5 ans. Chaque médecin détermine le suivi en fonction de l’état de santé du salarié, de son âge, de ses conditions de travail ou des risques professionnels auxquels il est exposé.

Les types de visites




Objectifs de la VIP :

  • Interroger le salarié sur son état de santé.

  • L’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail.

  • Le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en oeuvre.

  • Identifier si son état de santé ou les risques auxquels il est exposé nécessitent une orientation vers le médecin du travail.

  • L’informer sur les modalités de suivi de son état de santé par le service de santé au travail et sur la possibilité dont il dispose, à tout moment, de bénéficier d’une visite à sa demande avec le médecin du travail.

Une visite médicale est possible à tout moment, à la demande du salarié, de l’employeur ou du médecin du travail.

Les cas spécifiques :

VIP initiale :

  • Dans les 2 mois maximum après l’affectation au poste pour les apprentis.
  • Avant la prise de poste pour les travailleurs de nuit, les jeunes de moins de 18 ans, les travailleurs exposés à des agents biologiques pathogènes catégorie 2 ou aux champs électromagnétiques.
  • Les travailleurs handicapés et titulaires d’une pension d’invalidité sont réorientés vers le médecin du travail.
  • Les femmes enceintes, allaitantes ou venant d’accoucher sont réorientées vers le médecin du travail, si elles le souhaitent.

Périodicité :

VIP tous les 3 ans maximum pour les travailleurs de nuit, handicapés ou titulaires d’une pension d’invalidité


Bénéficient d’un suivi individuel renforcé, les travailleurs :

Affectés à des postes les exposant :

  • Au plomb
  • À l’amiante
  • Au risque hyperbare
  • Aux rayonnements ionisants
  • Aux agents biologiques des groupes 3 et 4
  • Au risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage d’échafaudages.
  • Aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction

Affectés à des postes nécessitant un examen d’aptitude spécifique :

  • Jeunes de moins de 18 ans affectés à des travaux interdits susceptibles de dérogation (art. R. 4153-40)
  • Habilitation électrique (art. R. 4544-10)
  • Autorisation de conduite (art. R. 4323-56) : par exemple, CACES...
  • Manutention manuelle pour le port de charges supérieures à 55 kg (art. R4541-9)

La liste des postes à risques particuliers peut être complétée par l’employeur, par un écrit motivé, et après avis du médecin du travail, du CHSCT ou, à défaut, des délégués du personnel.


Le salarié soumis à un suivi individuel renforcé (voir liste des risques particuliers) bénéficie d’un examen médical d’aptitude, qui doit être réalisé par le médecin du travail



Objectifs de l’examen médical:

  • S’assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel l’employeur envisage de l’affecter.

  • Proposer éventuellement les adaptations du poste ou l’affectation à d’autres postes.

  • Rechercher si le salarié n’est pas atteint d’une affection dangereuse pour les autres travailleurs.

  • Informer le salarié sur les risques des expositions au poste de travail et le suivi médical nécessaire.

  • Sensibiliser le salarié sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.

L’examen médical donne lieu à la délivrance d’un avis d’aptitude ou d’inaptitude.

  • La périodicité entre les examens médicaux n’est pas fixe, mais elle est plafonnée par la loi à 4 ans. Chaque médecin détermine le suivi en fonction de l’état de santé du salarié, de son âge, de ses conditions de travail ou des risques professionnels auxquels il est exposé.
  • Une visite médicale est possible à tout moment, à la demande du salarié, de l’employeur ou du médecin du travail.

Le médecin du travail peut prescrire des examens complémentaires dans plusieurs cas :

  • Afin de déterminer l'aptitude médicale du salarié au poste de travail, notamment au dépistage des affections comportant une contre-indication à ce poste de travail ;

  • Afin de dépister une maladie professionnelle ou à caractère professionnel susceptible de résulter de l'activité professionnelle du salarié ;

  • Afin de dépister des maladies dangereuses pour l'entourage du salarié.

  • Certains examens peuvent être réalisés au sein même du Service de Santé au Travail (audiogramme, examen du souffle,  etc), d’autres le seront en externe (radiographies, prises de sang…). Ils sont réalisés dans des conditions garantissant le respect de leur anonymat.

  • En cas de désaccord entre l'employeur et le médecin du travail sur la nature et la fréquence de ces examens, la décision est prise par le médecin inspecteur régional du travail.

  • Exemples d’examens complémentaires prescrits : examen de sang (sérologie, dosage enzymatique, créatinine sanguine….), radiographie des poumons, scanner thoracique…

  • Le médecin du travail peut également orienter le salarié vers une consultation spécialisée de pathologies professionnelles.

Pensez à ramener les éléments suivants pour toute visite médicale du travail :


  • Votre carnet de santé et votre carnet de vaccination

  • Vos lunettes si vous en portez pour vérifier que la correction est encore adaptée

  • Tous les documents qui pourraient être utiles, notamment après un arrêt de travail : certificat médical, compte-rendu opératoire, compte-rendu d’examens, courriers de médecins…

Le professionnel de santé qui va réaliser l’examen est un professionnel de la prévention : il n’a pas vocation à délivrer des ordonnances, arrêts de travail ou autres. Toutefois, en fonction du déroulement de la visite, il pourra vous orienter vers d’autres professionnels de santé si cela est nécessaire.


L’organisation d’une VIP n’est pas requise, pour un salarié nouvellement embauché, quand l’ensemble des conditions suivantes sont réunies :


  • Dernière VIP < 5 ans (VIP < 3 ans pour les travailleurs handicapés, titulaires d’une pension d’invalidité ou les travailleurs de nuit. VIP < 2 ans pour les travailleurs temporaires)

  • Le salarié occupe un poste équivalent à celui qu’il occupait lors de sa précédente visite

  • Présentation de la dernière attestation VIP

  • Pas d’avis d’inaptitude ou de restrictions au cours des 5 dernières années (3 dernières années pour les travailleurs de nuit, handicapés ou titulaires d’une pension d’invalidité ; 2 dernières années pour les intérimaires)

L’organisation d’un examen médical d’aptitude n’est pas requis, pour un salarié nouvellement embauché, quand l’ensemble des conditions suivantes sont réunies :


  • Dernière visite médicale d’aptitude < 2 ans

  • Le salarié est appelé à occuper un emploi identique présentant des risques d’exposition équivalents

  • Présentation du dernier avis d’aptitude

  • Pas d’avis d’inaptitude ou de restrictions au cours des 2 dernières années

Visites de pré-reprise et reprise du travail

  • Un salarié en arrêt de travail depuis plus de 3 mois peut bénéficier d’une visite de pré-reprise. Elle peut être demandée par le salarié lui-même, par son médecin traitant, ou par le médecin conseil de la CPAM.
  • Au cours de l’examen de pré-reprise, le médecin du travail peut recommander des aménagements et adaptations du poste de travail, des préconisations de reclassement ou des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.

Le salarié bénéficie toujours d’un examen de reprise du travail :


  • Après un congé de maternité
  • Après une absence pour cause de maladie professionnelle
  • Après une absence d’au moins 30 jours pour cause d’accident du travail, de maladie ou d’accident non professionnel.

Cet examen de reprise a pour objet de préconiser l’aménagement, l’adaptation du poste ou le reclassement du salarié, et d’examiner les propositions faites par l’employeur à la suite des préconisations émises par le médecin du travail lors de la visite de pré-reprise ; d’émettre, le cas échéant, un avis d’inaptitude.

Dès que l’employeur a connaissance de la date de la fin de l’arrêt de travail, il saisit le service de santé au travail qui organise l’examen de reprise dans un délai de 8 jours maximum à compter de la reprise du travail par le salarié

Brochures d’information à télécharger




Questions fréquentes



Oui, le Code du travail prévoit à l’article R4624-34, la possibilité pour le salarié de solliciter auprès de nos services la réalisation d’une visite occasionnelle. Cette visite est réalisée par le Médecin du travail dont relève l’entreprise.

Cet examen prévu par le Code du travail, peut être réalisé à l’occasion du temps de travail ou en dehors : vous pouvez prendre contact avec le secrétariat médical pour connaitre les modalités concrètes de mise en œuvre de cet examen.

La cotisation versée par l’employeur auprès de notre Service comprend la réalisation de ce type d’examen.



Comme tout médecin, le Médecin du travail est soumis au secret médical et au secret professionnel. Les informations échangées en lien avec l’état de santé sont couvertes par ce secret.

A noter que le suivi individuel de santé est mis en œuvre par plusieurs professionnels de santé tel que l’Infirmier Santé Travail, le Collaborateur Médecin, l’Interne. Ces différents professionnels sont également soumis au secret des informations portées à leur connaissance, en lien avec votre état de santé.



Le rôle du médecin du travail est exclusivement préventif (art. L4622-3 du Code du travail) à cet effet il ne peut pas prescrire d’arrêt de travail. Pour un certificat de sport, il faut en faire la demande auprès du médecin traitant.

Toutefois, le médecin du travail est le médecin qui se positionne sur la compatibilité entre le poste de travail et l’état de santé du salarié. Il pourra vous orienter vers le médecin traitant ou tout autre spécialiste afin de compléter votre suivi



Il appartient à l’employeur de saisir via le portail adhérent, les risques professionnels auxquels sont exposés son salarié. En conséquence, est adopté par l’équipe de professionnels de santé, un suivi de santé individuel simple ou renforcé.

En cas d’erreur de saisie ou d’oubli de la part de l’employeur, le professionnel de santé vous recevant, lui signifiera les modifications à apporter à sa déclaration.



Il appartient au salarié d’informer son employeur sur sa situation de handicap. Le professionnel de santé qui réalise l’examen, adapte le suivi en fonction de la situation du salarié et de son poste de travail.



Un accident survenu au salarié par le fait ou à l’occasion de son travail, quelle qu’en soit la cause, est considéré comme accident du travail.

Si vous êtes victime d’un accident du travail, vous devez le déclarer auprès de votre employeur et faire constater vos blessures par un médecin (autre que le médecin du travail) qui émettra un certificat initial.

C’est à l’employeur qu’il revient de déclarer l’accident à votre CPAM dans les48 heures. Il peut formuler des réserves motivées sur le caractère professionnel de l’accident. toutefois, si vous constatez que votre employeur n’a pas accompli cette démarche, vous pouvez déclarer vous même l’accident à votre CPAM dans les 2 ans.



Vous pouvez vous rapprocher de votre employeur pour que celui-ci prenne l’initiative de solliciter la réalisation d’un examen de santé après de nos services.